Je rêve encore du temps où je ne savais pas
Mais je t’ai aperçue à l’orée de ce bois.
Je t’avais soupçonnée, j’aurais préféré fuir
La question me hantait, il fallait en finir.
Toi, triste nouvelle, tu as accourue vers moi
Tel l’enfant se jetant dans les bras de son père.
Tu as touchée mon cœur en l’exposant au Froid
On n’ignore pas la peine qu’offre ce critère.
Je revois ton regard, la phrase de tes yeux
Tu ne savais pas quoi me dire pour que j’aille mieux
Ces moments de silence résonnent dans ma tête
Impossible de dire un mot, je restais muette.
Peur, douleur, interrogations, quel est le sens ?
Surmontons les épreuves qui sont sans importance
C’est un long processus, accordons-nous du temps
Si comme moi tu désires voir la vie en grand.
Par Amélie Gaumy
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Dans un espace clos, défini, insensé
Se trouve la haine qui a su se propager.
Croire en l’amour, quelle idée dérisoire !
On en a envie mais rare est l’ivoire.
J’aimerais revoir le reflet de tes cheveux
Qui suscite en mon être des instants amoureux
Mais sur ce rivage le silence des abîmes
Reproduit ce schéma d’exigences divines
Les larmes sur ma joue ne sauraient contenir
Ce que je pense du monde, de sa forme à venir
Tu m’as abandonnée, me laissant à moi-même
Face à moi le vent souffle sur mon visage blême.
Par Amélie Gaumy
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