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Mes Histoires d'Ecriture

Vendredi 20 avril 2007
   
Sans savoir où tu vis
Sans savoir où tu vas
Je te suis cette nuit
En marchant sur tes pas
 
Je ne sais qui tu es
Ni pourquoi tu es là
Je te file de près
Ne sachant rien de toi
 
Je suis à ta merci
Me cachant derrière toi
Mais ce dont j’ai envie
C’est courir dans tes bras
 
Sans savoir où tu vis
Sans savoir où tu vas
En sachant que je fuis,
Que je ne devrais pas.
par Amélie Gaumy publié dans : Sombre rivage
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Vendredi 20 avril 2007
Ainsi souffle le dernier jour de gloire 
Vous survolez nos yeux, il est déjà bien tard.
Ces cris que les cœurs fendent, vous croyez les entendre
Mais personne n’arrive à peindre nos méandres.
 
Les dés sont jetés, le pari est truqué
A ce jeu là, tu ne pourras pas gagner.
Ton dîner aux chandelles sera sans le bougeoir
Afin d’être éclairé, il te faudra y croire.
 
Prends garde ! L’invitation n’est pas éphémère.
Les premiers pleurs ont gravé sur ta paupière
Ce droit de passage, pour que tu puisses entrer…
Avec nous tous, au bal des condamnés.
 
Victimes de nos erreurs, maîtres de nos vies
Mets fin à ces horreurs, allons Pierre, choisis !
Tu peux te tuer, t’apitoyer, n’en aie pas honte
Au bal des condamnés, pour toi, la Détresse compte.
 
Nous sommes tous nés, prisonniers de nous-même,
Alors, au bal des condamnés, le temps nous sème.
Les jours défilent comme les valses se succèdent
S’achève ma vie, avant que je ne décède
par Amélie Gaumy publié dans : Sombre rivage
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Samedi 21 avril 2007
 
La peine est ce fruit qui nourrit mon esprit
Papa, tu survoles ma conscience endormie.
Perdue au sein de ces cents réalités
Je choisirais celle que tu n’as pas quitté.
 
Parfois, dans la rue, je crois t’apercevoir
Puis je réfléchis : ce n’est plus qu’illusoire.
Dans ces moments là, je repars vivre ailleurs,
J’adoucis l’horreur dans ma vie de rêveur.
 
Je t’ai compris trop tard, alors que veux-tu ?
J’étais jeune, sans histoire, était-ce un refus ?
La transparence de ton âme quittant ce corps,
M’a permis de lire en toi, ce fut un tort.
 
Tu hantes mes songes, je suis devenue folle ;
A l’aube de mes seize ans, ce fut ton envol.
Tu m’as privé de toi, laisse-moi pleurer
Au fond de moi. Rire pour tout dissimuler.
 
Torturée, sur l’échafaud je vois une corde
Qui me crie à voix basse : « tu devras l’accepter ».
Je refuse ta mort, je me leurre, je l’avoue
Mais si les nerfs me lâchent, je me brise le cou.
 
 
{ Ta voix n’est plus qu’un son qui se devine. Victime du temps qui défile, elle ne m’est plus si familière. Tu es parti ne laissant aucune trace, sauf la douleur qu’a causé ton départ }
par Amélie Gaumy publié dans : Sombre rivage
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