Dans un espace clos, défini, insensé
Se trouve la haine qui a su se propager.
Croire en l’amour, quelle idée dérisoire !
On en a envie mais rare est l’ivoire.
J’aimerais revoir le reflet de tes cheveux
Qui suscite en mon être des instants amoureux
Mais sur ce rivage le silence des abîmes
Reproduit ce schéma d’exigences divines
Les larmes sur ma joue ne sauraient contenir
Ce que je pense du monde, de sa forme à venir
Tu m’as abandonnée, me laissant à moi-même
Face à moi le vent souffle sur mon visage blême.
par Amélie Gaumy
publié dans :
Sombre rivage
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