Hélas les gens ne sourient plus
Ce sont des ombres dans la rue
Quand ils marchent ils ne te voient pas
Quand ils parlent, ils aboient sur toi
Aliénés par leur quotidien
Ils prennent le train tous les matins
Pensant déjà à l'heure retour
Comme le furet, ils courent, ils courent
Debout ou sur un strapontin
Ils détestent le lundi matin
Il y a foule, il y a du monde
C'est jour de grève, le wagon gronde
Après trois heures, quand ils arrivent
Dans l'entreprise c'est la dérive
Ils disent « Bonjour » à leur bourreau
Et pensent à partir aussitôt
Midi résonne, c'est donc la pause
Les gens mangent toujours la même chose
Ça explique leur monotonie
Mais pas pourquoi « La vache qui rit »
Le travail enfin terminé
Il se fait tard, il faut rentrer
Ils font le chemin, sens inverse
Et sur la route il pleut averse
Après de multiples efforts
Ils rentrent et voilà les renforts
Non, la journée n'est pas finie
Les enfants ne sont pas au lit
Ces 24 heures interminables
Sont pourtant bien incontournables
On recommence le lendemain
On appelle ça le quotidien
Par Amélie Gaumy
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Publié dans : Nouveautés
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