J’ai vécu maritime
Au-delà de la rime
Provoquant au dehors
De la place à bâbord
La grandeur en mirage
J’apprivoisais mes maux
Ton ombre imaginaire
Glissait au fil de l’eau
Moi, créature aptère
Sans mes ailes à remuer
J’ai rencontré très chère
Ce qui m’avait manqué.
Par Amélie Gaumy
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La ville, ma lumière.
Cet endroit, ce renfort
Se pose en réconfort.
La ville, ma lumière.
Ce sont des bruits qui hantent
Des réverbères qui chantent
Les cris annoncent au loin
De meilleurs lendemains.
Ma ville, ma lumière.
En ce jour il fait nuit
L’annonce du départ
Se fait preuve à l’appui
C’est le mystère d’un soir.
Une ville, sans lumière
Ses habitants me hantent
Ses immeubles m’enchantent
Celui mort en son sein
Ne verra pas demain.
Une ville, sa lumière.
Près d’un banc, sous la pluie
Ces deux amants s’enlacent
Pendant que leur mari
Dans leur bain se prélassent.
Ma ville, ma lumière
N’est pas soumise aux lois
Se joue de la tristesse
Ignore ce qu’est la joie
Car telle est sa noblesse.
Par Amélie Gaumy
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Et je perds mon temps dans ces lieux si troublants
Impossible de fuir, l’étau se resserre
Il me saute à la gorge pour me priver d’air,
Me dévore l’encéphale en se pourléchant.
Mon corps, dans les murs, se transforme en fossile
Vu les siècles qui s’écoulent par seconde.
Je suis liquéfiée, on me compte en baril
On me perd, à vos yeux, je n’émets plus d’ondes.
Ce qu’il faut comprendre, cet état diabolique
Se moque et torture l’âme sacrifiée
Telle une colombe qui ne peut plus voler.
Sans vous retourner, fuyez la satanique !
Par Amélie Gaumy
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