Samedi 28 avril 2007
Tant de frustration parcourt ton corps…Je peux la sentir passer entre mes mains. Comme des obstacles qui se dressent les uns devant les autres, te bloquant
tout passage. Tu ne peux pas avancer car tu ne l’as pas décidé. Il n’y a pas de mystère… « Quand on veut, on peut ». Toi tu ne veux pas. Tu te complais dans ce mal-être, tu t’y es
habituée. C’est d’autant plus dommage. Je ne peux rien faire pour te libérer le passage. Toi seule a le contrôle de ton existence. Je peux seulement te faire voir la vie autrement. Sans nœud que
l’on se fait dans la tête, sans question inutile qui nous empêche d’apprécier la vie telle que nous devrions le faire.
Tu as la chance d’être jeune. Pense à tous ceux qui ont frustré leur vie, qui l’ont laissée s’échapper. Le vent a balayé les années. Tu es déjà victime du
temps, ne sois pas victime de toi-même. Trop de victimes en ce monde ! Impose-toi ! Révèle ta vraie nature, laisse-toi guider par ton cœur ! Remonte en selle et si tu tombes,
relève-toi ! Tout n’est qu’éternel recommencement. On ne te demande pas d’y réfléchir, simplement de l’admettre comme une vérité que l’on ne peut questionner. Avec ces données, c’est à toi
de te guider. Que tu le veuilles ou non, tout recommencera à zéro, comme si rien ne c’était passé. C’est presque vrai. Ce que tu emmènes avec toi, au fur et à mesure de tes voyages, s’appelle
l’expérience. Tu peux questionner ton expérience. Si tu lui demandes ce qui n’a pas été dans ta vie, elle te montrera les erreurs que tu as commises pour que tu ne refasses pas les mêmes. Tu en
feras d’autres…Il y a tant d’erreurs à commettre ! Mais n’aie pas peur. Il en est ainsi, tu n’y peux rien.
Ne t’attache ni aux remords, ni aux regrets, ils n’ont rien compris. Ils te barrent la route et ne veulent pas que tu avances. Dépasse-les, ce sont des
obstacles. Des illusions de la conscience. Hé oui ! Parfois la conscience aussi nous joue des tours. Quand tout en toi se rebelle, quand tes organes ne sont plus en accord avec eux-mêmes,
c’est à toi de tout remettre en ordre. Tu es maître de ton corps. Prouve-le ! Impose-toi !
Lorsque tu pleures la nuit parce que tu te crois perdue, relativise. Quand on tombe très bas, on ne peut que remonter. Ne te fie pas aux autres qui
essaieront de t’enterrer, tu es bien vivante et on ne t’empêchera pas de dire ce que tu as à dire. Quant à ceux qui te veulent du bien (parce qu’il y en a) tu les reconnaîtras. Ton cœur parlera.
S’il souffre de la déception, tu ne pourras rien y faire. Ne t’accroche pas aux bons moments que tu as vécue avec eux, ce ne sont pas des cordes qui vous rattachent, ce sont simplement des
souvenirs. Garde-les dans ta mémoire, le sanctuaire des choses vécues.
Tu as toutes les cartes en mains pour affronter tes fantômes, tes peurs, tes doutes. Tu
sais, on dit souvent que notre pire ennemi c’est nous-même. Comme c’est vrai ! Tu es la personne avec qui tu te bats le plus, comme moi, comme le premier venu. Nous sommes tous pareils, liés
pour les siècles à venir. Pourquoi ? Parce que nous sommes tous à la recherche de la même chose : le bonheur. Le comble de l’être humain c’est qu’il cherche le bonheur en priant de
ne pas le trouver. Le bonheur fait peur, le bonheur est ennuyeux. On convoite ce qu’on ne peut avoir, une fois qu’on l’a, l’objet de nos désirs perd tout son charme. C’est triste ! Nous
sommes condamnés à errer en insatisfaits permanents. Ca n’a rien d’étonnant !
Accepter sa condition d’être humain, c’est accepter ses qualités et ses défauts. Dans le
sens large du terme. Nous pouvons récapituler ensemble : nous avons la chance de pouvoir ressentir toutes sortes d’émotions et de sentiments. Le plus triste des sentiments nous apporte la
sensation d’exister. Ce qui te rend si spéciale, c’est qu’à l’inverse des autres créatures, tu es consciente de ta propre existence, tu peux la sentir. C’est pour cela, que tu dois vivre
pleinement chaque instant. Qu’il soit bon ou mauvais, tu sortiras toujours plus armée, plus grande, plus apte à affronter ce qui va suivre. La vie, c’est un éternel combat. Tu es née pour te
battre, parce qu’il en est ainsi, alors prépare-toi du mieux que tu le peux. A n’importe quel moment peut surgir ce que tu as tant redouté. Accepte-le et tu souffriras moins. Nos défauts
majeurs…Je ne t’apprends rien. Les évènements historiques parlent d’eux-mêmes. L’être humain renferme un côté sombre, un thermomètre à ignominies. Il peut être méchant, détestable, exécrable,
monstrueux, inhumain. Quand plus rien ne touche ton cœur, quand la barbarie t’effleure du bout de ses doigts, tu n’es plus un homme, tu as quitté ce statut. C’est la limite à ne pas dépasser, le
point de non retour.
L’humain est une belle création, hélas il subsiste des erreurs de fabrication qui peuvent coûter cher à l’humanité.
Tu dois sûrement te demander où je veux en venir…J’aimerais te faire prendre conscience de l’importance de ta vie, de l’urgence qu’il y a à prendre la vague en chemin et commencer à surfer avec le temps. Ne rate pas cette vague ou à force tu auras l’impression d’avoir raté ta vie. N’oublie pas que tout a un début et une fin : la vague naît, la vague se brise, l’écume se disperse. Je ne prétends pas détenir la solution, je te fais seulement part de réflexions qui m’aident à tenir chaque jour. Tes responsabilités te tendent la main, assume-les et ouvre tes bras à la liberté. Etre libre, c’est se laisser guider vers une paix intérieure.
par Amélie Gaumy
publié dans :
Messages nocturnes
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